Gujarat… à moto!

Âmes sensibles s’abstenir: oui, je suis à moto en Inde!!!

Mais rassurez-vous, je suis au Gujarat, une région avec des bonnes routes et une circulation beaucoup plus tranquille qu’au Rajasthan. Et en plus, dans le chaos apparent du trafic, se cache un certains nombres de règles tacites qui facilitent les déplacements de chacun. Car il s’agit bien de ceci: en Inde on partage la route et chacun a le même droit de s’y trouver que les autres, piétons, cyclistes, vaches et chiens compris. Il y a une place pour chacun et nul de vous conteste le droit de vous trouver là où vous êtes. On vous avertit juste qu’un danger arrive mais qu’on prend en compte votre existence… Alors si on est à moto, on se sert un peu plus à gauche pour faire la place au bus qui dépasse un autre bus en face de vous, tout simplement. Et on utilise toute la largeur de la route, bandes d’évitement comprises. Mais s’il n’y a pas la place pour que vous vous serriez à gauche et que tout le monde passe, généralement le bus ne dépasse pas l’autre bus et attend sagement que vous passiez, d’autant plus si vous lui faites des appels de phares et petits coups de klaxons. Enfin, même dans le trafic des villes et des ronds-points, je me sens suffisamment à l’aise pour ne pas relâcher mon attention, mais pour me fluidifier dans le trafic, comme un poisson dans son ban. Et puis j’ai maintenant déjà parcouru près de 1500 kilomètres, ça commence à faire pas mal!

Je suis partie de Amdavad, la capitale du Gujarat, pour me rendre près de Mandvi, au bord de l’océan. Je suis ensuite montée dans Great Rann of Kutch ou Katchchh, un désert de sel, avant de filer vers le sud, à Dwarka où je me trouve actuellement. Mais pas de précipitation, laissez-moi vous présenter quelques photos de ma première étape: route vers Mandvi et alentours de Mandvi. Avec d’abord la présentation de la carte touristique du Gujarat et de ma merveilleuse Royal Enfield 500cc, aussi appelée Bullet ici (parce qu’elle file comme une balle de révolver), mais je surnomme affectueusement Red Beauty parce qu’elle est rouge et magnifique!

Mandvi est aussi un chantier maritime mais la situation économique ne favorise pas la complétion des bateaux déjà entamés: il est triste de voir tous ces madriers prêts à prendre la mer, mais qui sont laissés à l’abandon. Mais j’ai quand même vu des outils pour le colmatage des planches d’un navire, on dirait que celui-ci aura la chance de naviguer! Ensuite petit tour au marché et au bazar, tout petit mais mignon avec ses épices attirantes et ses fleurs offertes gracieusement. Un délicieux tali gujarati, plein de saveurs et de couleurs, on en redemande et ça tombe bien puisque c’est à volonté! Passage rapide dans un petit village de pêcheurs mais vu l’heure il n’y avait que très peu de monde près des bateaux attendant la marée haute.

J’oubliais le jeune Eman à la dextérité incroyable pour me préparer un ananas, le voici en action:

 

Ensuite un autoportrait de Manju qui s’est amusé avec ma caméra alors que je discutais avec son père. Elle a pris plein de photos et a achevé de vider ma pile, mais j’en ai toujours une de rechange! Elle aimait bien Red Beauty, comme la plupart des Indiens et Indiennes que je rencontre d’ailleurs! Et ils sont tout aussi soufflés que vous, peut-être même davantage, de me voir au guidon de cet engin, seule, sans mari et sans guide! Un petit snack sur la route du retour en ville, avec toujours l’attraction autour de mon arrivée: j’agis comme un aimant ici, enfin surtout sur les hommes et enfants, mais pas uniquement: les femmes sont plus réservées lorsqu’il y a les hommes autour, mais quand elles sont seules, c’est également l’euphorie! J’ai un plaisir fou, vous pouvez l’imaginer! Et je termine par quelques photos d’un magnifique temple jaïn aux portes de la ville, sur la route de Bhuj. Très serein, magnifique de blancheur et de détails. Et puis deux photos de ce jeune serveur de chai: d’abord sa pose frondeuse et sûr de lui, tapant sa casserole à coups de louche, puis sa pose tranquille après avoir vu la première photo… Il était drôle!

Et j’oublie de vous dire le plus important: j’ai un plaisir FOU à conduire Red Beauty, elle a de la classe, de la reprise, un son extraordinaire et m’offre une grande liberté, j’adoooooore!!!

 

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