Des lions, entre autres

Le Livre de la jungle, vous connaissez? Non non, ça ne se déroulait pas en Afrique, mais bien en Inde, avec le mignon petit Moogli. D’ailleurs l’autre jour j’ai rencontré un jeune homme qui s’appelait Moogli, ça fait tout drôle: nous avons ri ensemble! Bon, je voulais voir cette fameuse jungle et surtout apercevoir des lions dans le parc national Sasan Gir, au Gujarat toujours. C’est là qu’on trouve les derniers lions asiatiques à l’état sauvage. Cest une aire protégée depuis le début des années 1900, alors qu’elle était sous la juridiction du nawab (souverain indien de religion musulmane) de l’état princier de Junagadh, la ville près de laquelle se trouve la colline Girnar Hill et ses 10’000 marches. Il a contribué à sauver cette sous-espèce de lions, car leur population était tombée à seulement 15 individus, en raison de la chasse sportive. Il y a maintenant plus de 400 lions qui vivent dans cette forêt, et il est possible d’aller espérer les voir, alors j’y suis allée! Mon premier safari en jeep!

J’ai été très chanceuse de pouvoir faire ce safari car il y a un système de réservation qui semble très compliqué, et quand je suis arrivée à 8h15 espérant naïvement pouvoir embarquer dans une jeep à 9h, selon leurs heures de sortie, on m’a dit que tout était complet et que même pour 15h il y avait de l’attente, cela ne m’arrangeait pas. Je suis donc retournée à Red Beauty pour retourner quelques kilomètres plus loin, là où il est possible de faire des safaris en bus de 16 personnes. Bon, pas aussi glamour, mais ça semble être correct selon un guide du parc national. Mais alors que j’atteignais ma moto, une jeune femme audiblement britannique se précipite vers moi en me demandant si j’ai eu mon ticket pour 9h. Heu… non, lui répondis-je. Alors elle me propose d’embarquer avec elle, Sharon, et son ami Sergi, un Espagnol, afin de partager les frais: bien sûr, lui répondis-je, chanceuse! Et nous partons rapidement déposer mon bagage à son auberge, avant de sauter dans la jeep qui peut accueillir 6 passagers. Mais le guide nous dit, votre permis n’est que pour deux personnes, pas pour trois, ça ne fonctionne pas. Mais on argumente, en vain. Il nous dit que seul le bureau qui a émis le permis est habilité à le modifier, mais qu’ils ne le feront pas, c’est ainsi. Évidemment, on ne se satisfait pas cette réponse, et nous voici partis vers ledit bureau, et Sharon sort le grand jeu: notre amie est venue de loin sur sa moto (c’est vrai, et j’ai eu très froid ce matin-là, j’avais les mains congelées), écoutez votre coeur… blablabla. Et du premier « non » que nous avons reçu du bureau s’est finalement transformé en « oui », et hop nous voici repartis vers la jeep, vers le safari, vers les lions!!!

Nous avons vu beaucoup de daims et d’oiseaux, quelques singes, et… finalement… deux beaux lions, un mâle et une femelle! Nous étions très contents de les voir, même s’ils étaient difficiles à apercevoir, car un peu dans le sous-bois, à environ 80 mètres de nous. Tranquillement allongé à terre, avant que la femelle ne se lève pour se nettoyer un peu. Nous étions heureux, mais aussi un peu dubitatifs… car les lions étaient à 50 mètres d’une maison en béton, car dans le parc il y a des habitations, certaines maisons en dur comme celle-ci, d’autres en branchage pour des tribus qui vivent de façon traditionnelle. Les touristes ne doivent pas quitter la jeep, mais les locaux vivent au milieu de cette jungle, la traverse en moto… Il ne semble pas y avoir d’attaques de lions sur les humains, juste sur le bétail, parfois. Mais ce qui nous rendaient dubitatifs, est le fait que les lions semblaient avoir été nourris pour être à la disposition des touristes, nous étions 3 jeep à les photographier tant bien que mal vu la végétation. Les lions étaient auprès d’un abreuvoir en béton, mais qui nous dit qu’ils ne sont pas aussi abondamment nourris pour s’assurer de leur présence? C’est le sentiment que nous avons eu, qu’il n’y avait pas de surprise à les trouver là, alors que nous les cherchions partout dans les buissons… Enfin, nous avons vu des lions sauvages, même bien nourris, et des tas d’autres animaux durant les trois heures de notre sortie en safari, c’était pas mal du tout!

Ah, et le magnifique lion qu’on voit sur ma photo, c’était une affiche… il est beau, non?

Somnath et Diu

Ensuite j’ai sauté sur Red Beauty et j’ai fait environ 55 km jusqu’au temple de Somnath, au bord de la mer, mais je n’ai fait qu’y jeter un coup d’oeil de l’extérieur car il était déjà un peu tard puisque nous avions mangé un tali ensemble après le safari, Sharon, Sergi et moi. J’ai donc marché un peu dans les alentours et j’ai repris la route en direction de Diu. Une ancienne colonie portugaise, jusqu’au début des années 1960. Diu est une petite île et n’est pas au Gujarat, elle est administrée directement par Dehli, et sa particularité bien connue de tous, c’est que l’alcool y est légal, contrairement au reste du Gujarat. Mais comme je n’avais pas particulièrement envie d’une bière, je n’ai même pas bénéficié de cette légalité!

Il reste de sérieuses traces du passage des Portugais, notamment dans les églises et l’architecture de certains bâtiments, c’est charmant. Je me suis arrêtée dans le port, invitée par les pêcheurs qui préparaient leur matériel, à venir les rejoindre sur leurs bâteaux et à les prendre en photo: je ne me fais jamais prier!

Le lendemain matin, je planifiais de faire un dernier tour de l’île et de faire quelques photos sympas, mais j’ai eu un petit pépin mécanique et Red Beauty a dû passer un peu de temps entre les mains expertes d’un mécano: juste un manque chronique d’huile pour la bête, mais j’ai encore failli brûler le moteur! Enfin, elle va bien et va tenir la route jusqu’à l’arrivée, mais il faudra que le mécanicien qui me l’a confiée au départ arrange son problème de consommation d’huile: 3 litres chaque 1000 kilomètres, ça fait beaucoup! En tout cas à Diu, non seulement elle était chez le mécano, mais en plus elle était au temple puisque le temple est juste au dessus de l’atelier: pratique! J’ai ensuite repris la route pour Palitana, près de 180 km plus loin, avec un arrêt dans un petit daba pour manger quelque chose de délicieux: je ne savais pas quoi prendre sur le menu bien étoffé, j’ai demandé au serveur de m’apporter quelque chose de bon, il est arrivé avec un délicieux plat genre paneer tika masala, mais ce n’était pas cela mais il y avait du paneer (fromage) et une délicieuse sauce, le tout accompagné de chiapatis évidemment, de butter milk (babeurre liquide) et d’un chai pour terminer. J’étais calée pour la route, même que le serveur voulait que je reste un peu pour me reposer, après le repas, mais j’ai décliné son offre pour arriver avant la nuit!

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